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Rencontre avec Christophe, là où tout a commencé

Qui se cache derrière JetCycle ?

« Je m’appelle Christophe Déprés, je suis enseignant-chercheur spécialisé dans les matériaux et la conception mécanique. Passionné de sport outdoor, d’aéronautique, de sciences, constructeur amateur d’avion, j’aime me lancer dans des projets prenants. J’ai croisé la route de Nicolas en 2018, à la recherche d’une personne animée par l’envie d’entreprendre. »

Comment est venue l’idée de créer JetCycle ?

« L’idée de créer un pédalo rapide et performant est née d’une conversation entre Xavier Louy, ancien directeur du tour de France et Président de l’association des plus beaux détours de France, avec un élu d’une commune française qui possédait un plan d’eau et cherchait à promouvoir une attractivité touristique pour sa commune.

« Et pourquoi pas une course de pédalo ? » « Oui, mais un pédalo classique ne répondra pas au besoin, car il va sensiblement à la même vitesse quelque soit le pédaleur ! »  » Eh bien, créons en un ! ». Ils se sont donc tournés vers l’Université Savoie Mont Blanc, car nous étions déjà concepteur d’engins à pédales (record du monde de vitesse en vélo caréné, 137 km/h). Aucune analogie cependant entre les deux machines hormis les pédales… et la passion de la construction de belles machines.« 

Quel a été l’élément déclencheur pour te lancer dans cette aventure ?

« La perspective de créer un produit répondant autant à des besoins d’enseignement des techniques de conception et d’industrialisation de produits, qu’à des envies esthétiques et écologiques. Mais aussi une grande passion pour les domaines de la mécanique, de l’aéronautique, et du sport outdoor. Il ne m’a pas fallu longtemps pour me laisser convaincre !« 

Raconte-nous le chemin parcours depuis le lancement de JetCycle ?

« Certes la tâche n’a pas été simple. Rechercher tout d’abord des sponsors pour financer matériaux et outillages et apprendre à calculer le plus précisément possible les objectifs de performances. Mais aussi faire un design attractif visuellement (le tout premier dessin ressemblait plus à un tracteur qu’à un bateau élégant), construire avec des moyens techniques et financiers limités, accepter les multiples déceptions face aux essais ratés, analyser l’échec et re-concevoir, ré-analyser, s’améliorer, re-concevoir à nouveau… un bouclage long et fastidieux, réalisé sur le lac d’Annecy dans la chaleur et la lumière de l’été mais aussi dans la rigueur du climat hivernal sur un lac aux eaux bleu-noir moins accueillant !
Chaque essai était une petite marche gravie, jusqu’à l’aboutissement d’une magnifique machine, que nous avons aujourd’hui ».